Images de la Culture Pour Tous

Images de la Culture Pour Tous

Le Centre National du Cinéma et de l’Image animée (CNC) propose gratuitement un catalogue de 10 films à destination des structures éducatives, culturelles et sociales qui mènent des actions culturelles au contact direct des publics. 

Cette sélection appelée « Images de la culture pour tous » est composée de 5 films de fiction et 5 films documentaires, grâce auxquels vous pourrez faire découvrir plusieurs facettes du cinéma au travers de genres aussi divers que le road movie, la comédie musicale, le drame ou encore le documentaire sur la musique. Ces films seront disponibles jusqu’en juin 2021. 

L’occasion pour les relais de Cultures du Cœur de les diffuser auprès de leurs publics :

– Pour des projections collectives au sein des structures

– Pour un visionnage en individuel par les publics 

Inscription exclusivement réservée aux relais sociaux adhérents de Cultures du Cœur.

Fiction
Un film de Pascal Tessaud
Avec KT Gorique, Ra-Fal Uchiwa, Jalil Naciri
Durée : 1h24

Premier film de Pascal Tessaud, Brooklyn dresse le portrait de Coralie, une jeune rappeuse suisse qui, incomprise chez elle, part se faire un nom à Saint-Denis en banlieue parisienne.

Brooklyn est son nom d’artiste, mais c’est aussi une certaine façon de lorgner du côté de la scène outre-Atlantique. Tourné avec peu de financement, le film est un portrait de la banlieue loin des clichés, doublé d’un hymne à l’entraide et au hip-hop.

Documentaire
Un film de David André
Avec Gaëlle Bridoux, Nicolas Dourdin, Alex Margollé
Durée : 1h23

Gaëlle, Rachel, Caroline, Alex et Nicolas sont cinq jeunes gens en classe de terminale à Boulogne-sur-Mer. En les suivant, eux et leurs parents, tout au long de cette année charnière, David André compose une œuvre touchante, oscillant sans cesse entre gravité et légèreté. La forme que prend peu à peu le film – une comédie musicale documentaire – n’est pas étrangère à l’empathie qui se dégage des personnages, face à un tournant de leur avenir.

Documentaire
Un film de Floriane Devigne
Durée : 53 minutes

Criblés de dettes et expulsés de leur logement, les Kamalanathan sont contraints de s’installer dans l’arrière-boutique du Dayana Mini Market, leur petite épicerie parisienne. Floriane Devigne filme le quotidien des membres de cette famille d’origine sri lankaise en pleine crise économique mais résolument soudée, et construit avec eux, loin de tout misérabilisme, une véritable petite comédie musicale documentaire façon Bollywood.

Fiction
Avec Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Jisca Kalvanda
Durée : 1h45

Divines dresse le portrait de Dounia (Oulaya Amamra), une jeune femme qui est prête à tout pour réussir et sortir du ghetto dans lequel elle vit. C’est le premier long métrage de Houada Benyamina, née en 1980, après plusieurs courts métrages remarqués dont Sur la route du paradis (2011). La réalisatrice 

participe également à la création de l’association 1000 visages, qui favorise l’insertion de jeunes de banlieues et de zones rurales dans le milieu du cinéma.

Fiction, Comédie
Avec Sami Bouajila, Chiara Mastroianni, Franck Gastambide, Hélène Vincent
Durée : 1h31

Premier film de Farid Bentoumi, Good Luck Algeria raconte l’histoire de Sam (Sami Bouajila) Grenoblois qui, pour sauver son entreprise de ski au bord de la faillite, doit gagner sa place aux Jeux Olympiques d’hiver en concourant pour l’Algérie, pays de son père. Ce sera pour lui l’occasion de retrouver ses racines. Le réalisateur s’inspire ici de l’histoire vraie de son frère, Maurice Bentoumi, qui s’est qualifié aux J.O. de Turin en 2006.

Documentaire
Un film de Daniel Cross
Durée : 1h46

Little Freddie King, Bobby Rush, Barbara Lynn, Bud Spires et bien d’autres se sont frayés un chemin dans ces sonorités nées des dures conditions de travail de la population noire-américaine à la fin du XIX e siècle. Une parenthèse musicale devenue tendance majeure, sur les routes du grand Sud des Etats-Unis. De la Louisiane au Mississippi, à la poursuite des dignes représentants du blues, histoire et musique s’accordent, dévoilant une certaine réalité sociale. Des portraits vibrants, instruments à la main, où la communion et l’authenticité ne sont jamais loin.

Fiction
Avec Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson, Jamel Debbouze
Durée : 1h28

Fatah, un petit paysan algérien, quitte son village avec sa vache, Jacqueline, pour aller à pied au Salon de l’agriculture à Paris. Deuxième long métrage de Mohamed Hamidi après Né quelque part (2013), le film rappelle les comédies d’antan : s’il cite La Vache et le Prisonnier (Henri Verneuil, 1959) et que Fatsah Bouyahmed qui incarne Fatah est un parfait Fernandel, c’est la France multiculturelle d’aujourd’hui que représente le réalisateur.

Documentaire
Un film de François-Xavier Drouet Durée : 1h44

Monoculture, pesticides, mécanisation : nos forêts se standardisent et s’industrialisent sur le modèle de l’agriculture intensive. Sont-elles encore des espaces « naturels » ? Du plateau de Millevaches aux Landes de Gascogne, François-Xavier Drouet rencontre celles et ceux qui y travaillent ou s’en préoccupent, qui les exploitent ou militent pour d’autres modes de gestion. Face au dogme du rendement économique, à quoi ressembleront les forêts de

demain ?

Fiction
Avec Kenza Fortas, Dylan Robert
Durée : 1h51

Premier film de Jean-Bernard Marlin, Shéhérazade raconte, à Marseille, l’histoire d’amour entre Zac, qui sort de centre de détention pour mineurs, et la jeune Shéhérazade dont il devient le proxénète. Acteurs non professionnels, dialogues au plus près du réel, images d’archives en noir et blanc en ouverture : le film a une force réaliste indéniable, transcendée par le regard du cinéaste qui donne à ce monde des teintes de tragédie romantique.

Documentaire
Un film de Ioanis Nuguet
Durée : 1h22

Camille, jeune artiste circassienne installée sur une friche à Saint-Denis, a pris sous son aile deux enfants roms, un frère et une sœur de 13 et 11 ans, dont les parents partent à la dérive. Grâce à elle, Spartacus et Cassandra vont éviter d’être placés en famille d’accueil. 

Dépassant leurs doutes et difficultés, ils vont décider finalement de ne pas retrouver la rue avec leurs parents et apprendre, avec l’aide de la jeune femme et sous le regard constamment à hauteur d’enfants de Ioanis Nuguet, ce qui semble être le mieux pour eux en se tournant vers de nouveaux possibles.